QUELQUES DÉCISIONS DÉFINITIVES OBTENUES PAR NOTRE CABINET en 2019

 

Pour des raisons de confidentialité, il ne sera commenté que quelques décisions qui permettront, toutefois, d’illustrer l’activité du cabinet.

14 mars 2019 – Tribunal d’instance de Nice

Le dossier était délicat puisqu’il s’agissait d’obtenir l’expulsion d’une locataire bénéficiant du statut de la loi de 1948.

Un accord intervenu avec le locataire, à l’initiative du cabinet Emmanuel Pardo, a permis au propriétaire des lieux de récupérer son appartement … avant même que la décision ne soit rendue.

28 février 2019 – Cour d’Appel d’Aix-en-Provence 4-5 Chambre

Le jugement du Conseil de Prud’hommes de Nice condamnant un employeur à régler à une salariée la somme de 176 000 € à titre d’indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse est confirmé.

La créance est même majorée des intérêts au taux légal à compter du jugement.

Au total, c’est une somme de près de 200 000 € qui sera réglé par l’employeur…

Le cabinet Emmanuel Pardo avait contesté le licenciement intervenu pour insuffisance professionnelle.

Le Tribunal et la Cour d’appel d’Aix-en-Provence ont suivi la position de notre cabinet en constatant que l’insuffisance de résultats dont faisait état l’employeur n’était pas démontrée et qu’il en était de même du prétendu manque d’investissement et des prétendues carences professionnelles de la salariée.

De façon classique l’employeur faisait également état de la violation des procédures internes (notes de frais) ainsi que de la relation conflictuelle avec le binôme de la salariée.

Ces arguments développés par l’employeur n’ont eu aucune portée et le préjudice causé à la salariée qui était âgée de près de 60 ans et ne pouvait donc retrouver aisément un emploi a été justement fixé.

Inutile de préciser l’immense satisfaction de notre cliente dont le retraite est amplement méritée !

31 janvier 2019 – Jugement du conseil de Prud’hommes de Grasse

Une salariée avait refusé d’appliquer une clause de mobilité et avait ainsi été licenciée.

Le cabinet Emmanuel Pardo avait soulevé le fait que le contrat de travail, s’il faisait état d’une clause de mobilité, renvoyait, pour autant, à une liste de sites jointe au contrat ; liste, qui, en réalité, n’avait pas été annexée audit contrat.

Il avait ainsi été soulevé qu’en l’absence de définition précise de sa zone géographique d’application, la clause de mobilité était nulle.

Il avait également été soulevé le fait que l’employeur, à ce jour, n’avait pas démontré en quoi la mutation de la salariée, qui demeurait sur la Côte d’Azur et devait rejoindre l’entreprise en région parisienne, était strictement nécessaire.

C’est donc dans ces conditions que le licenciement pour faute grave pour insubordination découlant du non-respect de la clause de mobilité a été déclaré sans cause réelle et sérieuse.

La salariée qui avait 5 ans d’ancienneté s’est vu octroyer au total près de 30 000 €.

30 janvier 2019 – Tribunal de commerce de Nice

Un prêt est consenti à une société exploitant une brasserie.

Ladite société obtient un prêt auprès d’un établissement bancaire qui n’a été rendu possible que par la signature d’un contrat de cautionnement dudit brasseur auprès de l’établissement bancaire et par … la signature d’un contrat de brasserie de ladite société avec le brasseur.

Bien évidemment, le brasseur avait demandé aux dirigeants de se porter caution à son profit, dans le cas où la société ne pourrait faire face à ses engagements de remboursement de prêt.

Le cautionnement fourni par le brasseur était donc lié à l’engagement né du contrat d’exclusivité de bière et par la même, se trouvait en relation directe avec l’activité professionnelle.

La société exploitant la brasserie n’a pu faire face aux échéances de prêt et a fait l’objet d’une liquidation judiciaire…

C’est donc dans ces conditions que l’établissement bancaire a actionné la caution du brasseur qui lui-même a actionné la sous-caution des dirigeants de la société.

Le cabinet Emmanuel Pardo avait soulevé de 2 difficultés :

  • L’une tenant au fait que les parties avaient soumis le sous-cautionnement au cautionnement qui devait avoir été recueilli dans le respect des formes prévues par le code de la consommation. À cette fin, il avait été soulevé par notre cabinet le fait que la caution devait avoir obligatoirement signé après la mention manuscrite ; et ce, afin de confirmer valablement sa volonté de se porter caution solidaire.
  • D’autre part, il avait été soulevé le fait que les facultés contributives des dirigeants dont le sous-cautionnement avait été demandé n’étaient pas compatibles avec les charges financières de leurs engagements de sous caution.

Le tribunal a suivi l’argumentation de notre cabinet est à prononcer la nullité des engagements en l’état de ces deux moyens.

Le brasseur n’a donc pu réclamer une quelconque somme à notre cliente, ex-dirigeante. A ce jour, il n’a pas interjeté appel…